Les Roches Blanches
Le quotidien Ouest-France a questionné les listes candidates à l’élection municipale des 15 et 22 mars prochain sur 9 thématiques. Les réponses des 3 listes sont publiées depuis le 24 février. Nos réponses étant l’explication de notre programme, Nous publions ici les textes sur les thématiques déjà mises en ligne par le quotidien régional
Que pensez-vous de la volonté d’achat du site par le Département ?
La décision de mise en vente du site ne relève pas du Conseil départemental, mais d’une décision du liquidateur judiciaire que chacun doit respecter. La solution de renaturation, proposée par le Département, apparaît comme la plus sensée pour rendre le site à la fréquentation de tous. Cela constituera un pas vers l’apaisement. Au début du XX° siècle, autour d’un restaurant, le site était ouvert à tous. La privatisation des lieux ne s’opère, dans les faits, qu’avec l’occupation par les squatters des lieux laissés à l’abandon et ceci sans titre ni droits de façon illégale. Le site ne doit plus être privatisé, sous quelque forme que ce soit. La position des personnes l’occupant et affichant leur volonté de le racheter ne répond pas à cette nécessité. On ne peut que relever l’inaction des municipalités successives qui, en tolérant, par facilité, cette occupation illégale, ont laissé accroire que les règles de vie de notre société ne s’appliquaient pas à tous. Que certains pouvaient s’en affranchir s’ils le désiraient. Que d’aucuns pouvaient s’octroyer des droits quand les autres n’avaient que des devoirs. L’irresponsabilité de ces mêmes municipalités en matière de sécurité des locaux est aussi à relever !
Face à l’opposition des personnes occupant le site et à leur volonté de racheter le site, les recours déposés sont-ils, selon vous, pertinents ?
Les recours déposés ne sont que postures. Ils ignorent les véritables enjeux humains, d’atteintes à l’environnement, de sécurité et de responsabilité. Ils n’ont rien à voir avec les situations concrètes qu’il faut gérer. La population se lasse des polémiques et de la dégradation de l’image de notre ville qui en résulte.
En cas de départ des occupants, qu’attendez-vous du Département, tant dans sa démarche sociale que dans son projet de renaturation du site ?
En contrepartie de leur départ, les occupants des Roches Blanches doivent pouvoir bénéficier de l’accompagnement des services sociaux dans l’égalité des droits, avec toutes les garanties et protections offertes par les collectivités. La renaturation constitue une solution. Il s’agira de rappeler, à l’avenir, ce précédent au Département pour qu’il s’inscrive dans ses politiques environnementales : bâtiments agricoles abandonnés, dégradés, constructions illégales, sentier côtier, … Le Département doit aussi ouvrir la concertation avec les collectivités, les usagers du GR 34, les associations pour aménager au mieux le renouveau de cet espace remarquable.