CP - La situation des Roches Blanches

La situation des Roches Blanches

Il est faux d’affirmer que l’occupation illégale des Roches blanches a empêché le site de devenir un hébergement de luxe : le squat est né après l’échec du projet et son classement au PLU exclue désormais tout projet de ce type. Il est tout aussi inexact d’affirmer que le squat a permis de préserver les lieux : l’occupation les a rendus impropres à tout usage.

Il est vrai que le lieu a pu servir de « soupape » sociale mais cet usage ne saurait masquer l’inaction des municipalités de droite successives ni justifier un modèle d’occupation durable.

Il est faux, cependant, d’affirmer que le squat jouait le rôle d’un acteur social au seul motif qu’il hébergeait une poignée de résidents permanents et quelques passages de personnes « en galère ». Il a pu être utilisé comme complément temporaire en désespoir de cause, il n’a jamais constitué un élément de base d’une politique sociale, fut-elle défaillante.

Il est vrai, que la politique de l’autruche menée durant autant d’années ne pouvait que favoriser l’enlisement de la situation, sa dégradation et ses conséquences néfastes sur l’atmosphère locale et sur l’image de la ville.

Il est faux de minimiser les conséquences écologiques d’installation hors normes dans la zone naturelle sensible du parc marin dont les coûts de remise en état seraient exorbitants.

Il est vrai que le site des roches blanches est occupé par quelques personnes, sans droits ni titres, hors de tout cadre légal et de toute règle de toute sécurité, malgré la présence de familles avec des enfants.

Il est faux de prétendre que la collectivité leur doive autre chose que l’égalité de traitement, due à tout douarneniste. Dans cet esprit, des solutions adaptées devront être trouvées dans le respect de la personne humaine.

Il est vrai que la renaturation permettra à la fois de répondre aux enjeux de consommation foncière de la loi climat-résilience et de rendre cet espace remarquable accessible à toutes et tous.